LES MALADIES PSYCHOSOMATIQUES
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Cette relation étroite entre les deux entités psychique et physique fait que l’atteinte de l’un influence sur l’autre, cette nouvelle approche a beaucoup aidé à comprendre de nombreuses pathologies jusque là obscure et à les traiter efficacement.
Certaines hormones sécrétées par la glande hypophyse, située à la base du cerveau, seraient susceptibles d’accroître ou d’inhiber la capacité des cellules immunitaires à lutter contre la maladie. On parle alors de processus de somatisation. Les maladies psychosomatiques sont en fait l’expression par le corps de conflits psychologiques, qui ne peuvent être résolus autrement par le sujet, et trouvent par ce biais le moyen de s’extérioriser. Par la suite, quand la maladie est installée, son évolution ne dépend plus des causes qui en sont à l’origine : la pathologie « évolue pour son propre compte », elle évolue comme elle l’aurait fait si son origine n’était pas psychologique. Tout ce passe comme-ci nos moyens de défense contre une agression sont tellement dépassé que notre esprit ne peut la supporter et sollicite de ce faite le corps pour lui transmettre cette souffrance et se soulager enfin de ce lourd fardeau. Cette souffrance psychique est certainement plus insupportable que celle qui touchera le corps parce que cette somatisation est un moyen de défense que notre organisme sollicite en situation « urgence dépassée » car d’une grave dépression ou angoisse peut surgir un suicide mais quand ca se transforme en un ulcère gastrique par exemple le problème est moins grave et les anti-sécrétoires seront certainement efficace.
Dans certains cas, un évènement de vie particulier, tel qu’un déménagement, un changement de situation professionnelle, peut coïncider avec l’installation d’une maladie, jouant en quelque sorte le rôle « de facteur déclencheur ». Mais souvent, c’est la répétition et la continuité de situations quotidiennes stressantes qui préparent le terrain à la survenue d’une maladie psychosomatique. Il faut souligner dans ce propos la variabilité individuelle puisque cette somatisation ne se déclenche pas chez tous les individus et à fortiori le seuil de saturation du psychisme est différent d’une personne à une autre et dépend surtout du niveau de développement de nos moyens de défense contre le stress. Une approche génétique peut aussi expliquer cette prédisposition.
-Tête : migraines, chute de cheveux. -Peau : urticaire, psoriasis (plaques rouges recouvertes de squames), eczéma, herpès. -Estomac : gastrite (inflammation de la muqueuse de l’estomac), ulcère de l’estomac. -Intestin : colite spasmodique (ballonnement, spasmes, constipation). -Cœur : palpitations, extrasystoles (battements cardiaques prématurés donnant une sensation de coups de boutoir), hypertension artérielle. -Poumons : asthme (l’asthme est une maladie allergique, mais les crises peuvent être majorées par l’anxiété). -Muscles : contractures, spasmophilie (contractions musculaires violentes et incontrôlables), tétanie (contractions musculaires involontaires liées à une baisse du calcium dans le sang). -Vessie : cystite (brûlures urinaires). La liste des pathologies possibles liées au stress est longue, car pratiquement tous les organes peuvent être touchés par des déséquilibres nerveux, immunitaires, hormonaux engendrés par un problème psychique qui perdure. Néanmoins, attribuer une origine psychologique à un trouble organique reste un diagnostic d’élimination sous peine de négliger une origine purement somatique.
Dans certains cas, il se fait uniquement par la prise de médicaments appropriés aux symptômes physiques, comme par exemple dans le cas de l’hypertension artérielle. D’autres médicaments, peuvent limiter les symptômes liés au stress : anxiolytiques, bêtabloquants, somnifères. Ils ne sont délivrés que sur ordonnance car certains d’entre eux peuvent entraîner une dépendance, d’autres peuvent avoir des effets secondaires plus ou moins importants. Par l’écoute, les psychothérapies (de soutien, comportementale, analytique…) jouent un rôle essentiel pour atténuer les symptômes, aider la personne à sortir de la somatisation éventuelle de son trouble et lui apprendre à mieux affronter les situations de stress.
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